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La mésaventure de l'un des détenus algériens graciés par El Kadhafi

Récemment graciés par le guide de la Révolution libyenne, de nombreux Algériens, en majorité incarcérés dans les geôles d'Al Jadida, à Tripoli, condamnés à des peines allant de l'amputation de la main à la peine capitale, en passant par la détention à perpétuité, viennent de regagner leurs familles.

Parmi eux, un quinquagénaire soufi originaire de la localité d'El Bayada. L'une de ses connaissances nous a fidèlement décrit la scène d'une ambiance toute particulière ayant régné au sein de la famille au moment de son arrivée, la veille de l'Aïd. C'était vraiment des moments ineffables où les larmes de joie mêlées à celles d'une nostalgie indéfinissable ont pris la place des mots.

L'ambiance de la double fête s'est conclue par la manifestation d'indicibles reconnaissances au président de la République qui n'a pas tardé à intervenir en faveur de la remise en liberté de ces derniers, et ce, dès réception du rapport détaillé élaboré par le président de la Commission consultative nationale de promotion et de protection des droits de l'homme (CCNPPDH).

En revanche, la famille du détenu gracié s'est refusée à tout commentaire à la presse, du moins pour le moment. Etat actuel des choses oblige.

A en croire certaines sources locales, «ce quinquagénaire a été injustement condamné à la prison à perpétuité pour une affaire de tentative d'introduction et de commercialisation de drogue en Libye, une affaire dans laquelle il n'était pas impliqué».

En voici l'extrait : la mésaventure remonte à 5 ans, quand la personne en question, versée dans l'achat et la revente des effets vestimentaires, avait décidé d'effectuer un voyage de commerce en Libye, comme il est d'usage pour une bonne partie d'Algériens.

En direction vers le pays de destination, le véhicule à bord duquel il se trouvait en compagnie du conducteur a dû s'arrêter devant un point de contrôle dressé par les éléments de sécurité libyens. Perplexe, le chauffeur s'enfuit. Après avoir passé au peigne fin le véhicule, les policiers ont découvert une quantité de drogue dissimulée dedans.

Cela a suffi à valoir à la victime malchanceuse du comportement amoral du propriétaire de la voiture l'emprisonnement à vie. Depuis, la famille de ce dernier a eu recours à toutes les voies possibles pouvant au moins alléger la sentence arbitraire.

Mais leurs tentatives n'ont malheureusement pas connu une issue heureuse, jusqu'au jour où El Kadhafi a décidé de remettre en liberté un nombre de détenus grâce à l'intervention du premier magistrat du pays. Selon les déclarations de maître Farouk Ksentini, «ils sont au nombre de 26», dont la personne en question.

Les mêmes déclarations font aussi état d'«une trentaine d'autres qui attendent encore de quitter les geôles de ce pays où ils étaient en butte à la torture, parmi eux figure un Annabi âgé de 53 ans, condamné à perpétuité pour homicide volontaire».

Interrogé sur les supputations avancées par le président de la CCNPPDH, notamment en ce qui concerne la maltraitance dont les détenus algériens ont fait l'objet, Tayeb Belaïz, ministre de la Justice garde des Sceaux, a tenu à préciser qu'«elles n'engageaient que leur auteur qui est libre de dire ce qu'il veut».

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